Echecs
Mémoires pédagogiques
     
L’origine des UF au Lycée en 1983

Un peu d’histoire .
            Les écoles nouvelles ont rarement proposé des classes au Lycée, comme ce fut le cas à La Source dès 1957 . D’ailleurs, Roger Cousinet a peu envisagé ce niveau dans ses écrits.
Face à cette problématique (qui reste assez actuelle), Yves Brunel, directeur de La Source depuis 1974, a associé toute l’équipe du Lycée à une recherche INRP qui a conduit à la mise en place d’une nouvelle organisation impliquant les Unités de Formation, le Travail Autonome et le Tutorat.
Description du dispositif à l’origine, en 1983.

  1. Les Unités de formation. : UF.

Ces UF doivent être vue sous trois angles :

    • Les UF sont les résultats des découpages de l’ensemble des connaissances de chaque matière, non plus en chapitres mais en concepts ou en savoir-faire suivant les cas. Cela implique donc de repenser chaque programme dans ce nouvel état d’esprit, c’est-à-dire, éliminer les redondances et ordonner les concepts suivant l’ordre des mécanismes de l’apprentissage.
    • Une UF est aussi la reconnaissance, quand elle est obtenue par l’élève, qu’il a assimilé le concept et montré son aptitude à l’appliquer, voire à le maîtriser. (d’où les différents niveaux d’obtention )
    • Des ensembles prédéfinis d’UF, connus des élèves, représentent des exigences imposées en fin de première pour préparer tel ou tel baccalauréat.
  1. Possibilité d’effectuer un cycle seconde/première en trois ans.

Un élève peut avoir obtenu des UF lui permettant par exemple de suivre en première pour le français ou l’économie mais pas pour les mathématiques et la physique où il a besoin de poursuivre le rythme des secondes. Les cycle seconde/première en trois ans permet de respecter le rythme propre, d’annihiler les effets néfastes d’une maladie ou encore, permettre à un élève de préparer la section de son choix en y consacrant plus de temps.

  1. Le travail autonome (T.A)

Le travail autonome est, à la fois un prolongement personnalisé du travail de cours et un temps durant lequel l’élève se constitue un patrimoine de pré-acquisitions pour son travail de maison. Le T.A n’est ni une assistance systématique, ni une étude au sens traditionnel , mais le lien d’un éclairage différent de points d’incompréhension et d’interprétations erronées, grâce aux aides de professeurs de la matière concernée et d’élèves plus ou moins avancés.
Il va de soi que le bénéfice tiré du T.A est d’autant plus grand que l’élève a préparé ce temps en ayant au préalable discerné judicieusement ses difficultés.
Le T.A, qui représente approximativement un tiers de temps de travail à l’école, est rendu possible par un transfert de temps de cours équivalent. L’exigence hebdomadaire du T.A est de sept heures, que l’élève répartit par matière, comme il le souhaite, en fonction des besoins qu’il ressent, aidé en cela par son tuteur.

  1. Le tutorat.

C’est au tuteur, professeur volontaire qui a la charge d’une dizaine d’élèves que revient la tâche d’expliquer à l’élève le fonctionnement du Lycée, d’aider l’élève à s’orienter, de le soutenir, de sévir si besoin. C‘est l’adulte de référence représentant l’institution pour l’élève.
Les objectifs visés  par ce dispositif.

Les implications d’un tel dispositif.

La difficulté  actuelle est de ne pas permettre aux élèves d’utiliser ce temps comme une permanence, pour faire leur travail de maison sans poser de questions au professeur animateur, de ne pas se laisser non plus accaparer par des élèves toujours demandeurs, d’être conscient du projet de chaque élève ou chaque groupe d’élèves, de proposer des pistes de résolution en laissant aux élèves leur autonomie pour résoudre par eux-mêmes les problèmes qu’ils rencontrent.